Santé et solidaritésLe service Santé et Solidarités

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dans les paroisses

Composition des paroisses (cliquez ICI)

Pôle des équipes Santé-Solidarités
Régine Dupont Tel : 02 41 22 48 98 Courriel
Responsable des aumôneries hospitalières : Marie-Annick Mary Tel : 02 41 22 48 52 Courriel
Centre Saint-Jean, 36 rue Barra - 49045 ANGERS Cedex 01

Visiter les personnes isolées par la maladie, l’âge, le handicap, à domicile ou établissement d’hébergement sur le territoire paroissial.

Bulletin de liaison Septembre 2016 n° 63
ENVISAGER LA MISÉRICORDE ... dans l’Ancien et le Nouveau Testament -
Pape François, le visage de la miséricorde
avec le Père Maurice Roger
CLIC ici ---> Autres bulletins de liaison (sujets développés à l’occasion des journées diocésaines)

Équipes Santé-Solidarités :

Composition

Régine Dupont - Service Santé-Solidarités
36 rue Barra - 49045 ANGERS cédex 01
Tel : 02 41 22 48 98 - rdupont diocese49.org - santesolidarites diocese49.org

Marie-Claire BLOUIN
38 rue du Pont Barré - 49750 St LAMBERT du LATTAY
Tel : 02 41 78 30 88 - 06 74 91 40 96 - blouin.me orange.fr

Albert DABURON
37 rue de la Brisepotière 49100 ANGERS - Tel 02 41 34 96 81

Soeur Jeanne MOREAU
8 bis rue de l’Église - 49490 NOYANT
Tel : 02 41 82 26 35 - communaute.noyant49 orange.fr

Laurence POTIÉ
5 route d’Angers 49080 BOUCHEMAINE - laurence.h.potie wanadoo.fr

Huguette TOURNEUX
Le Pélican - Bt 4 - 2 rue du Grand Avault - 40120 CHEMILLE
Tel : 02 41 30 53 21

Marie Pia VALLETTE
La Motte Cadieu - 49500 SEGRÉ
Tel : 02 41 61 04 60 - o.mp.vallette wanadoo.fr

Objectifs, rôle

Une équipe diocésaine accompagne les différentes équipes paroissiales envoyées en mission au nom de l’Église au niveau d’une paroisse. Elle soutient ces bénévoles qui rencontrent les personnes seules, isolées, malades, handicapées, fragilisées, quelque soit leur âge, sans oublier leurs proches, dans le plus grand respect de la culture et des croyances de chacun.

Elle propose des formations. Elle assure les liens avec les services et mouvements de la pastorale de la santé et les organismes, les associations et les instances civiles au service de ces personnes.

Formation

Document-réflexion pour la formation continue des bénévoles des équipes Santé-Solidarités :

« Quel accompagnement pour les aidants des personnes dépendantes à domicile ou en établissement d’hébergement ? »
Aujourd’hui des personnes jeunes ou âgées, malades deviennent plus ou moins dépendantes. Leurs proches : conjoints, enfants, frères ou sœurs, neveux ou nièces les aident dans leur vie quotidienne avec des répercussions sur leur vie personnelle. Comment les membres des équipes Santé-Solidarités peuvent les accompagner humainement, spirituellement et religieusement ? Quelle espérance le « visiteur » peut-il apporter ?

. Romain PAGER, psychologue clinicien est intervenu sur la question de l’accompagnement humain en développant ce que l’on entend sous les termes « aidants », « proches » et ce qu’ils vivent au quotidien. Il a cité des exemples de situations difficiles vécues qui amènent à l’incompréhension des uns et des autres : proches aidants, malades ou personnes dépendantes.

Il a continué son propos sur comment accompagner les aidants en précisant les notions d’accompagnement. Accompagner, c’est marcher à côté de quelqu’un, à côté, et pas devant, ni derrière. Cet accompagnement demande une écoute neutre et désintéressée de la personne pour la comprendre au plus près de ce qu’elle vit.

Louis Marie HUCHON a apporté un éclairage au niveau spirituel et religieux de l’accompagnement des aidants en adoptant quatre verbes :

RENCONTRER
Nous ne pouvons rencontrer les proches ou la famille de la personne malade, âgée, handicapée que si nous rencontrons d’abord la personne malade elle-même.

DECOUVRIR
C’est à travers la personne malade ainsi rencontrée que nous pouvons découvrir qui sont ses proches, sa famille. C’est elle qui nous met en relation avec eux lors de leur visite, ou à travers le dialogue échangé, et avec eux et avec elle lors des visites.

ACCOMPAGNER
Qu’est-ce qu’accompagner ? Étymologiquement, accompagner c’est partager le pain, c’est-à-dire manger ensemble l’un avec l’autre. L’important c’est de se nourrir ensemble, même s’il y a peu. Si l’un apporte le pain, quelle importance du moment que l’on est ensemble, qu’on le partage. Ce qui est partagé est bien meilleur, bien plus nourrissant que ce qui est mangé seul. Comment ne pas penser à l’Eucharistie. Ce qui est partagé à travers le pain, c’est la vie. Nous avons besoin de la partager sous la forme qu’elle prend : joie ou tristesse. Accompagner quelqu’un, malade ou non, c’est être l’un avec l’autre.

AIMER
« Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ». (Jn15, 13).

Cette Parole de Jésus peut nous rejoindre dans ce que nous vivons à travers cet accompagnement des familles et des proches des personnes malades. D’une certaine manière nous donnons un peu de nos vies dans ce service que nous pouvons rendre. Cet amour que le Seigneur nous donne gratuitement, nous nous devons de le partager, nous n’en sommes pas propriétaire.
En face des questions que nous pouvons nous poser ou que la personne malade, ses proches et sa famille peuvent nous poser seule la force de l’amour pourra nous aider à éclairer notre réponse ou nos silences.


7 recommandations majeures pour vivre la visite auprès de personnes malades à domicile comme une mission de l’Église

1. Se préparer avant d’aller visiter une personne et dégager le temps nécessaire pour cette visite dans un temps (en se libérant, autant que possible, des pressions et des soucis matériels). On ne visite pas un frère, un ami, en courant.
C’est l’exigence de l’attention.
2. On peut visiter en son nom propre, au titre de l’amitié ou du voisinage. Mais la visite, entendue comme mission, est une visite que nous faisons au nom de la communauté ( paroisse, Église ). Il est donc important que nous nous sentions « envoyés » ( par le pasteur de la communauté paroissiale et par les membres de cette communauté ).
C’est l’exigence de la fraternité.

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3. La visite s’accomplit dans la discrétion. Cette recommandation n’est pas contradictoire avec la précédente ( où l’on insistait sur la dimension communautaire de notre mission de visiteur ).
La discrétion concerne ce que nous voyons et entendons au domicile de la personne visitée et évidemment ce qu’elle nous confie. Cette consigne fait de nous des « confidents » et « la confidence » ne doit jamais être l’objet de commentaire extérieur.
C’est l’exigence de la délicatesse et de la confidentialité.
4. Si l’on a annoncé que l’on vient, il faut tenir sa promesse. La fidélité du visiteur est essentielle car la personne visitée se prépare et « s’habille le cœur » pour accueillir celui / celle qui vient la visiter. Pour elle, ce moment est un rendez-vous, une étape, une fête ou un moment de soulagement.
C’est l’exigence de la fidélité.
5. En visitant la personne malade, handicapée, isolée ou âgée, nous entretenons le lien communautaire ( social, amical et ecclésial ) que la maladie, le handicap ou le grand âge ont pu mettre à mal. Nous sommes donc des messagers, des frères et il est important que nous apportions quelques nouvelles de la communauté ( le quartier, le village, la paroisse et le monde... )
C’est l’exigence du lien mutuel qui nous conduit à porter dans la prière, la personne visitée et à être porté par elle. ( visite et prière que nous pourrons reprendre ensemble et relayer lors de notre réunion d’équipe de visiteurs )
6. Au cœur de la visite, l’écoute est primordiale : commencer par l’écoute et s’ajuster à la personne en fonction de son attente mais aussi de sa fatigue et de son désir.
La lecture de la Parole de Dieu rend possible une écoute ensemble de Celui qui nous a visités le premier et qui se tient là au milieu de nous. On choisira un texte pas trop long et on laissera la personne exprimer ce qu’elle souhaite, à partir de cette lecture (ou à partir d’un souci qui l’habite).
C’est en écho avec ce partage que nous prierons Dieu, « notre Père » ; Jésus, « notre Frère » ; l’Esprit, « notre souffle » qui toujours nous encourage et nous relève...
C’est l’exigence de l’écoute et l’invitation à la prière.
7. Si l’on a apporté le corps du Christ, célébré dans l’Eucharistie du jour ou des jours précédents, on prendra le temps d’entrer dans ce temps de la communion en relisant un extrait de l’Évangile du jour, avant un temps de recueillement, la prière du « Notre Père » et le temps de la communion partagée.
C’est l’exigence de la « communion continuée » (le Corps du Christ partagé ensemble, lors de la célébration eucharistique, est apporté à celui qui n’a pas pu être présent. La personne visitée est ainsi reliée au Christ et à la communauté des baptisés)

(Source : Pastorale de la santé du diocèse de Lyon)