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Consécration de l’autel de l’église St Nicolas à Saumur

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Le dimanche 10 décembre la paroisse Bienheureux-Charles-de-Foucauld était en fête... Lors du 2e dimanche de l’Avent, Mgr Defois a consacré l’autel de l’église Saint-Nicolas à Saumur.

Après de nombreuses années avec un autel provisoire, un nouvel autel était devenu une nécessité pour le choeur de l’église Saint-Nicolas de Saumur. De couleur blanche, il reste en cohérence avec l’ensemble du maître-autel.

Quelques jours après la fête de la Saint-Nicolas, la consécration de l’autel était un grand rendez-vous pour la paroisse. Mgr Gérard Defois, archevêque-évêque émérite de Lille présidait la célébration. Vous retrouverez les photos de cette consécration dans la vidéo ci-dessus.

Il a déposé dans l’autel des reliques des Martyrs d’Avrillé. En effet, cinq de ces martyrs ont été baptisés dans l’église Saint-Nicolas de Saumur. Le reliquaire restera visible dans l’autel à travers un oculus, une petite vitre située sur le devant l’autel.

Mieux comprendre le sens de l’autel dans une église et de sa consécration

Le mot latin altare, qui signifie « autel », vient de la racine altus, qui veut dire « élevé ». Originellement, l’autel est le haut-lieu servant de point de jonction entre Dieu et le monde. Les montagnes et les collines sont, pour cette raison, les lieux privilégiés où l’on construit des édifices sacrés ; Dieu y descend et l’homme y monte : « Touche les montagnes et qu’elles fument » (Ps 143, 5).

Bien que l’autel puisse encore désigner l’ensemble d’un lieu de culte — les Orientaux en ont gardé la coutume —, il en est venu à signifier son centre : la table où l’on offre à Dieu sa nourriture.

Placer des aliments sur cette table de pierre revient à les mettre entre les mains de Dieu ; les faire fumer, c’est les diriger vers le ciel, pour que Dieu en respire l’agréable odeur (cf. Gn 8, 21).

Table où les offrandes « passent » dans le domaine du sacré divin, l’autel participe à la sainteté de Dieu ; c’est pourquoi il n’est pas accessible à tous : les prêtres seuls, habituellement, peuvent s’en approcher (cf. Ex 29) avec des gestes de vénération, comme le baiser pratiqué dans la liturgie de la messe.

Dans la nouvelle Alliance, le Christ est à la fois l’autel, comme Dieu, la victime et le prêtre, en tant qu’homme : « Quand il livre son corps sur la croix, chante la cinquième Préface pascale, tous les sacrifices de l’ancienne Alliance parviennent à leur achèvement ; et quand il s’offre pour notre salut, il est à lui seul l’autel, le prêtre et la victime. »

Lors de la consécration de l’autel, l’onction avec le saint chrême des cinq croix (une au centre et les autres aux quatre coins), et de toute la surface de la table, fait de cette pierre le symbole du Christ, que le Père a oint de l’Esprit Saint. L’encens que l’on fait fumer sur l’autel symbolise le sacrifice du Christ, qui s’est offert à son Père en odeur de suavité (Ep 5, 2), et aussi les prières des fidèles, inspirées par le Saint-Esprit.

Les nappes posées sur l’autel manifestent qu’il est la table du repas eucharistique, où Dieu et l’homme communient, non plus dans le sang de victimes animales, mais dans le sang du Verbe incarné, mort et ressuscité.

L’éclat des cierges qui entourent l’autel évoque le Christ « lumière des nations » (Luc 2, 32). Sous la table d’autel, on place, dans le sépulcre qui leur est préparé, les reliques des saints : c’est manifester l’unité du sacrifice de la Tête et de celui des membres du Corps mystique.

Dom Robert Le Gall, Dictionnaire de Liturgie, Editions CLD
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