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Segré : la paroisse fête son saint patron

Paroisse Saint-René-en-Segréen

Spectacle « La flèche et la croix »

La paroisse Saint-René-en-Segréen (Segré) va fêter son saint patron pendant plusieurs semaines. René Goupil, né en 1608 à quelques kilomètres de Segré, est mort en Amérique du Nord en 1642, alors qu’il était missionnaire auprès des Indiens. Sa mémoire est célébrée le 19 octobre, avec les autres martyrs du Canada.

A l’initiative de leur curé, le père Emmanuel d’Andigné, les paroissiens de Segré ont saisi cette opportunité pour se rassembler autour d’un projet fédérateur et intergénérationnel : monter un spectacle retraçant la vie de saint René.

Plusieurs paroissiens, associés à la conteuse Guillemette de Pimodan, ont écrit le scénario, tandis que d’autres s’occupaient des décors et des costumes. L’occasion pour chacun de découvrir et de faire découvrir le parcours méconnu de René, dont l’existence ressemble à un véritable film d’aventures.

Outre ce spectacle, plusieurs événements marqueront ces semaines de festivités :

  • Jeudi 19 octobre, les vêpres solennelles de la Saint-René auront lieu à Saint-Martin-du-Bois, lieu de sa naissance.
  • Samedi 21 octobre, toujours à Saint-Martin-du-Bois, une marche pélerine sera organisée entre l’église et sa maison natale.
  • Dimanche 22 octobre, à Segré, la messe de 11h sera suivie du banquet de la Saint-René.
  • Vendredi 10 et dimanche 12 novembre, « La flèche et la croix », spectacle qui retrace la vie de saint. René.

Réservations :
Théâtre du Bourg-d’Iré, rue de la Libération.
Tel : 02 41 92 16 49.

Biographie de Saint-René-Goupil

Naissance et famille

René Goupil est né le 15 mai 1608 à Saint-Martin-du-Bois au Grand Joncheray, vieille ferme de cette paroisse. Sers parents étaient des petits notables locaux, sachant lire et écrire.
René a fait des études, vraisemblablement de chirurgien, mais cette formation a dû être assez sommaire et empirique.

L’entrée d’un novice angevin du nom de Goupil est bien enregistrée le 26 mars 1639 au noviciat jésuite de Paris. Il a 30 ans. Mais René est réformé car il devient sourd. Il prend alors la résolution de se rendre au Nouveau Monde par ses propres moyens et de se mettre à la disposition des jésuites présents sur place.

Départ pour l’Amérique

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Saint René Goupil

Sa présence est attestée en Nouvelle France à l’automne 1640, puisqu’il y est parrain. Il a pu s’embarquer en 1640 à Dieppe, d’où sont partis de nombreux groupes de missionnaires.
Il est reçu à la Jésuitière de Québec, puis employé à l’hôpital de Sillery pour habiller les malades et les blessés.
De temps à autre, une mission part en canoë ou à pied pour secourir les malades et assister les mourants. René participe à ce travail et utilise ses connaissances de chirurgien. La mission francophile compte alors des Hurons, des Algonquins et des Montagnais. Mais la situation devient difficile lorsque les convois ravitaillant la mission sont pillés par les Iroquois.

Mission et mort auprès des Iroquois

En 1642, dans ce contexte de grande violence, un père jésuite, Isaac Jogues, quitte Québec pour les missions huronnes, avec une flottille de douze canoës et soixante personnes. René Goupil fait partie de l’aventure. Mais l’expédition tombe dans une embuscade des Iroquois. Isaac Jogues, René Goupil, et leurs compagnons sont faits prisonniers et torturés.

C’est pendant cette période de captivité que René prononce ses vœux devant Isaac Jogues. Le 14 août 1642, les captifs arrivent en pays Mowawk près d’Albany (au cœur de l’actuel état de New-York), où la tribu les attend. Ils sont à nouveau torturés. Promis à la mort, ils sont finalement gardés comme esclaves. Une mission « humanitaire » hollandaise venue intercéder en leur faveur, n’obtient que la promesse d’un éventuel retour.

René Goupil, se considérant maintenant comme un vrai missionnaire, catéchise les enfants. Il est surpris leur enseignant le signe de croix. Un guerrier lui assène un coup de Tomahawk. René Goupil s’effondre, et deux coups supplémentèrent l’achèvent. Son compagnon, Isaac Jogues, est finalement libéré. Il sera tué au cours d’une nouvelle mission en 1644.

René Goupil et Isaac Jogues sont canonisés en 1930, les jésuites reconnaissant René Goupil comme un Saint et le qualifiant de « frère coadjuteur ».
Les Canadiens en ont fait le Saint patron des anesthésistes.

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