Inauguration du parvis Guy Désiré
Vendredi 30 septembre à 18h30, Monsieur Laffineur, maire d’Avrillé, dévoile la plaque « Parvis Abbé Guy Désiré ». Une foule nombreuse s’était déplacée pour cette inauguration. La famille de Guy d’abord, avec ses frères dont Xavier, prélat à Rome auprès du Saint Siège. Beaucoup de paroissiens étaient venus, notamment, mais pas seulement, celles et ceux qui avaient connu Guy lorsqu’il fut curé de la paroisse St Gilles de 1980 à 1991. Autour des photos et des écrits de Guy, des souvenirs étaient évoqués et remontaient à la mémoire de chacun.
Etaient aussi présents plusieurs prêtres : André Boudier, Pierre Pouplard, Gilles Crand, Luc David, René Guerry et Peter Clark, prêtre anglican, ami de Guy de longue date et qui avait fait le déplacement depuis Londres.
Au cours des quatre discours prononcés par André Boudier, Gilles Crand, vicaire épiscopal, Xavier Désiré et Marc Laffineur, la vie de Guy fut retracée : Guy, bâtisseur d’église, Guy missionaire en Colombie, Guy à l’écoute des plus humbles et Guy pécheur... de truites, amoureux de balades à scooter ! L’importance de l’église et de son parvis au coeur de la cité fut aussi largement développée.
Tout le monde se retrouva autour du verre de l’amitié, offert par la municipalité, heureux de s’être rassemblé pour célébrer la mémoire de son ancien curé dont le nom reste maintenant gravé à jamais dans l’ardoise, sur le mur du presbytère.
article paru dans Avrillé-Liaison - Rentré 2011 - N° 103
La Croix du Liéru
Sur nos routes, sur nos chemins se dressent des croix. Que représent-elles, quels symboles portent-elles ? Lieux de prière ou de mémoire, elles sont là depuis des siècles.
C’est le vendredi 14 septembre à 18h que vingt-quatre personnes se retrouvent autour de l’abbé André Boudier pour une cérémonie fixée le jour où l’Eglise fête la Croix glorieuse : jeu de mots tragique, souligne un éditorialiste du journal la Croix.
A l’accueil, André décrit la position des croix au carrefour des routes et leur signification - paroles qui prennent un sens particulier avec le grand nombre de voitures circulant à cette heure du jour - Puis Jean Maréchal indique que la première croix avait été offerte par le grand-père du Comte de Saint-Pol fin du XIXè ou début du XXè siècle. C’est en 1989 que Jean Maréchal la découvre enfouie dans la verdure et il s’attache, depuis ce jour-là, à lui rendre sa vraie place.
La lecture de l’épître du jour par Marie-France Perrault débute la cérémonie, texte fort qui peut se résumer par « la Croix signe scandaleux devient manifestation glorieuse de l’amour ».
André procède alors à la bénédiction de la croix. Les prières qui accompagnent la bénédiction proprement dite, la prière pour les malades, les invocations coupées du refrain « Seigneur, écoute-nous, Seigneur, exauce-nous » invitent tout naturellement au chant « Victoire, tu règneras, ô Croix tu nous sauveras ».
André termine en demandant à Dieu de bénir l’assistance.
* située à l’angle de la rue de la Gare et du chemin de la Grande Garde
article paru dans Avrillé-Liaison Rentrée 2007 n° 87
La paroisse d’Avrillé sous le vocable de Saint-Gilles
La légende situe cet ermite au VIIe siècle, retiré dans une forêt près de Nîmes. Il se nourrissait du lait d’une biche apprivoisée : on le surnomma « le saint à la biche ». Au cours d’une chasse, le roi qui poursuivait la biche aurait blessé l’ermite auprès duquel l’animal était venu se réfugier...
Qu’en est-il vraiment ? Une étude (disponible à la bibliothèque de la paroisse) nous montre qu’un “saint homme de Dieu, ermite, puis abbé, a vécu dans la prière, la pénitence et l’humilité... est mort dans de telles dispositions d’esprit que ses contemporains ont reconnu en lui un ami de Dieu...”
La statue de gauche, sculptée dans une poutre provenant de la démolition de l’ancienne église, est l’oeuvre d’Emmanuel Saintier, distributeur d’Avrillé-Liaison, et sculpteur à ses heures.
Celle de droite, en plâtre, doit provenir de l’ancienne église.**
article paru dans Avrillé-Liaison Noël 2007 n° 88
** d’après un article paru dans « Le Lien » de Février 1952, (ancêtre d’Avrillé-Liaison) c’est à la grand messe du jour de Noël 1951 qu’aurait eu lieu sa bénédiction.
Le Calvaire de la route de la Meignanne
Coincé maintenant, entre la future autoroute et la route de la Meignanne, ce calvaire élevé en 1945
à une double signification.
D’un côté, il rappelle la mémoire des 5 victimes civiles tuées lors de la bataille d’Angers en août 1944, à la veille de la libération de la ville. De l’autre celle de 10 soldats tués accidentellement en décembre 1944.
article paru dans Avrillé-Liaison Pâques 2007 n° 86
Qui se souvient de Notre-Dame de la Libération ?
La statue a été posée en 1947, sur un terrain offert par la famille Clénet*, à la fin d’une Mission prêchée par deux pères Montfortains, dont, le célèbre père Calmet semble avoir marqué les esprits.
Une avrillaise (13 ans à l’époque) précise que les objectifs des missionnaires étaient de rencontrer le plus de monde possible, lors de réunions spécifiques à l’église : jeunes, femmes, hommes, commerçants, artisans, agriculteurs, ouvriers… et même des membres de l’Aéro-Club… Un planeur était suspendu à l’intérieur de l’église (montage et démontage offerts !)
La procession d’inauguration fut suivie par une foule d’avrillais. Mais, dans la nuit qui suivit, les inscriptions du socle furent vandalisées !
* située avenue Mendès-France, angle avenue Lyautey
article paru dans Avrillé-Liaison Noël 2006 n° 84
Les vitraux de la Chapelle du Champ des Martyrs
Ces vitraux, du maître verrier Clarens, relatent avec force la période tragique de la Terreur. De janvier à avril 1794, près de 2000 personnes ont été fusillées et enterrées en cet endroit. Prêtres refusant de prêter serment, nobles de la Vendée angevine,
mais aussi hommes, femmes, enfants, de toutes conditions sociales, y furent jugés, massacrés, puis vénérés sur “le Champ des Martyrs”. 84 d’entre eux, ainsi que 15 autres martyrs guillotinés à Angers ont été béatifiés par Jean-Paul II en 1984, l’abbé Noël Pinot l’ayant été en 1926.
article paru dans Avrillé-Liaison Rentrée 2007 n° 87
L’ancien et le nouveau chemin de Croix de l’église Saint Gilles
En mai 1982, avant la démolition de l’église, le conservateur des antiquités et objets d’art du département, note dans son compte-rendu : « le chemin de croix en bois peint qui a été posé le 9 novembre 1884 dans cette église est à conserver ». Le chanoine Houdebine, historien avrillais, raconte dans la revue « Le Lien » de février 1948 (ancêtre d’Avrillé-Liaison), « que les cadres des quatorze stations de ce chemin de croix sont en chêne de Hongrie.
Les scènes ont été peintes à Gand, par un artiste de « grand talent », M. Henry-Charles de Tracy. Chacune ne comprend qu’un petit nombre de personnages, habillés à la mode du XIIIe siècle. Il fallait que dans une église tout fut à l’unisson de son style ».
Ce chemin de croix néo-gothique, ne convenant pas dans la nouvelle église, fut cédé à la paroisse de la Chaussaire, dans les Mauges, le 10 février 1987. La luminosité de l’édifice contribue à le mettre en valeur. Nous vous encourageons à aller le voir. Il est fort bien conservé.
Le chemin de croix actuel a été créé et réalisé sur
ardoise par le graveur avrillais Jean Gautier, décédé en décembre1986. Il fut posé dans l’église par Joseph Boumard, à l’époque sacristain et Guy Désiré, curé. Il a été béni le 31mars 1985, « dimanche des Rameaux », devant une nombreuse assistance...
article paru dans Avrillé-Liaison Pâques 2009 n° 93
La chapelle du Château de la Perrière et son retable
Du fait de la dénivellation du terrain, la chapelle à lanternon bâtie sur un plan carré, a l’originalité d’être située au premier étage du logis seigneurial tout en reposant sur le rocher.
Le retable baroque qui semble dater de la fin du XVIIè siècle, abrite en tableau central une pietà malheureusement mutilée, couronnée par une nuée rayonnante d’angelots. La vierge lève les yeux vers le ciel implorant Dieu. La voûte est lambrissée et l’autel en pierre. Il s’agit avant tout d’un baroque sans exubérance.
L’ensemble vient d’être restauré avec soin. Ne manquez pas la porte ouverte du 19 octobre !
article paru dans Avrillé-Liaison Rentrée 2008 n° 91
























