Créée en 2001, l’association Foi et Cultures a une triple mission :
· Témoigner de la présence de l’église dans la sphère culturelle de l’Anjou,
· Faire connaître et promouvoir les richesses de l’art sacré,
· Être un lieu ouvert à tous, croyants et non croyants, et un espace de liberté où les questions de société sont débattues.
Les activités de l’association consistent à organiser des conférences et rencontres (12 à 15 par an du 15 novembre au 15 mai), à proposer un ciné-club (5 séances par an pour public d’étudiants), et à créer un Festival d’Art Sacré tous les deux ans.
L’association tisse également des partenariats divers avec d’autres associations ou mouvements.
Président de Foi et Cultures : M. Sylvain SOLEIL
Foi et Cultures : 2 rue de l’Oisellerie - 49100 Angers -
Tél. 02 41 87 98 37 foietcultures49 wanadoo.fr
Site internet
Agenda
Vendredi 17 et samedi 18 mai 2013
Festival de Pentecôte
Les Bâtisseurs d’Église
Vendredi 17 de 14h 30 à 18 h 30 et samedi 18 de 9 h à 17 heures,
les Bâtisseurs d’Église - charpentiers, ciseleurs, enlumineurs, tailleurs de pierre.. .- investissent la Cathédrale. (Entrée gratuite)
Les rivières pèlerines
Samedi 18 de 9h à 12 h
Pèlerinage nautique : D’Ecouflant, de Bouchemaine, en bateau vers la Cathédrale pour louer le Seigneur.
Chanter Dieu
Samedi 17 h à 19 h
Dans la Cathédrale, des groupes de jeunes proposent un concert de louanges. (Entrée gratuite)
Plus d’informations sur le site internet de Foi et Cultures ci-dessus.
Conférences
Les conférences ont lieu au Centre diocésain Saint-Jean, 36 rue Barra, Angers (parking).
Et parfois à l’UCO. Entrée rue Rabelais, Angers.
Le Centre Saint-Maurice est fermé au public.
Entrée libre, participation aux frais.
Conférences
thème : mondialisation et identité :
La Chine. Mondialisation, croissance des forces militaires source de tensions internationales
14Novembre 2012
Vatican II, 50 ans après
21Novembre 2012 -
En partenariat avec le St Sépulcre : Mgr Marchetto
Grands Témoins - S.E.M. Abdou Diouf –
5 décembre 2012 - Angers – Université Catholique de l’Ouest
Les relations avec l’Islam après la réunion d’Assise de 2012 »–
Père Christophe Roucou
UCO Jeudi 31/01/ 2013
Dans un contexte de nivellement d’une culture mondialisée, quelle identité pour l’Art sacré d’aujourd’hui et que choisir !
Christine Sourgins
Mercredi 6 février 2013 -
Des dix Paroles au sermon sur la montagne Père Loiseau, rabbin Philippe Haddad ; Partenariat interreligieux -
Jeudi 14 mars 2013 - 20h30 - centre St Jean
Festival
Festival d’Art Sacré
En 2012, le Festival d’Art Sacré a été consacré aux pèlerinages. De nombreuses manifestations à travers le diocèse ont décliné ce sujet qui traverse l’histoire du christianisme et reste très actuel aujourd’hui.
Ciné-club
12 Mars 2013
Playtime Jacques Tati
2 avril 2013
Spanglish James L. Brooks
Dossiers
Chroniques
Chronique 1 - Pourquoi cette chronique ?
Lancer une nouvelle émission – en l’occurrence une chronique – est toujours un moment important, voire émouvant. C’est le cas aujourd’hui pour cette chronique de Foi et Cultures. Or , cet événement n’arrive pas n’importe quand.
L’Association Foi et Cultures fête cette année ses dix d’existence. Fidèle aux vœux de ses créateurs, Monseigneur Bruguès et Michel Poisson, elle propose chaque année des activités variées : festival d’art sacré, conférences, rencontres, ciné-club, découverte du patrimoine religieux et de l’art contemporain.
Cette année, le festival d’Art sacré sera consacré au thème du pèlerinage, le cycle de conférences et rencontres portera sur le thème de la mondialisation et de l’identité, et les films du ciné-club seront choisis pour faire écho à ce thème. De son côté, Art et Chapelles investira la région de Baugé et Noyant.
Foi et Cultures continue, ainsi, à répondre à la triple mission qui lui a été confiée : témoigner de la présence de l’église dans la sphère culturelle de l’Anjou, faire connaître et promouvoir les richesses de l’art sacré, être un lien ouvert à tous – croyants ou non croyants – et un espace de liberté où les questions de société sont débattues.
Il manquait à Foi et Cultures une voix sur l’antenne de RCF Anjou. C’est désormais chose faite. Mais une voix pour dire quoi ?
D’abord, une voix pour faire dialoguer foi et cultures. L’éventail, la palette des activités de Foi et Cultures est grande et riche. Ce sera une invitation à la réflexion pour mettre la foi au cœur de la culture, pour que la culture soit innervée par la foi, porte le sceau de la foi.
Une voix qui pourra, aussi, inviter à la découverte de richesses culturelles, témoignage de la foi de leurs auteurs, et source d’approfondissement de notre propre foi, aujourd’hui
Une voix qui, se faisant l’écho des manifestations culturelles et spirituelles proposées à tous, tentera de décrypter ces événements et cette actualité culturels. Car foi et cultures, ensemble, de façon complémentaire peuvent permettre à l’actualité de devenir un ferment d’éternité.
Voici donc un beau projet. Et nous remercions Vincent de Crouy Chanel, le directeur de RCF qui a permis sa réalisation. Je vous retrouverai donc tous les quinze jours à l’antenne, à cette même heure, le temps d’une chronique. Je le ferai avec beaucoup de bonheur, un bonheur que je souhaite, bien sûr, vous faire partager.
Chronique 2 - Les assises de Foi et Cultures
Lors de ma précédente chronique, j’évoquais cette date importante : l’Association Foi et Cultures fête, en cette année 2012, ses dix ans d’existence.
A l’heure de la création, dix ans c’est un futur lointain, promesse de tous les possibles. Aussi, lorsque cette décennie s’achève, vient le moment de jeter un regard sur hier, de faire un bilan, pour mieux, ensuite, tourner les yeux vers demain et marcher vers des lendemains riches de nouvelles promesses.
C’est dans ce but que seront organisées, samedi prochain, 22 septembre, les Assises de la Culture Chrétienne en Anjou, sous le parrainage du Service diocésain Société et Cultures, dirigé par Pierre Collignon.
Au cours de cette matinée, se retrouveront tous ceux qui travaillent dans le domaine de la culture chrétienne, qu’ils soient chanteurs, conteurs, artisans d’art, ou responsables d’un patrimoine religieux.
Ce sera, pour Foi et Cultures, l’heure du bilan, de l’inventaire de ce qui existe, de ce qui s’est construit au cours de ces dix ans, ce sera l’occasion de regarder, avec lucidité, ce qui a été réussi mais aussi ce qui demande amélioration.
Ce sera l’occasion de nous interroger sur la place à tenir au cœur de cette vie culturelle du diocèse.
Ce sera bien sûr l’heure d’ouvrir des perspectives, de proposer des activités ou actions nouvelles. Des projets naissent déjà. Ainsi cette idée, belle et originale : Tous embarqués pour Dieu. En quoi consiste-t-elle ? Eh bien, pourquoi, ne pas envisager que, de plusieurs villes et villages du diocèse, des flottilles de canoës ou de bateaux descendent la Sarthe, la Mayenne, la Loire et se retrouvent sur la Maine. Ne pourrait-on pas, après avoir vogué sur nos rivières, imaginer de monter ensemble vers la Cathédrale ? Ce serait là, avouons-le, une magnifique façon de louer la Création.
N’en doutons pas : ce temps fort de réflexion sera fécond. Il permettra à Foi et Cultures d’affirmer sa volonté de travailler dans la continuité mais aussi sa capacité à innover, à aller de l’avant.
Affermir l’existant et trouver des chemins d’innovation. Voici le défi que relève Foi et Cultures. Un défi qui est signe de vitalité. Foi et Cultures va continuer de répondre à sa mission qui est de témoigner de la présence de l’Église dans la sphère culturelle de l’Anjou, d’assurer la mise en valeur du patrimoine religieux, de susciter des débats sur les sujets qui bousculent notre société, d’apporter son soutien aux associations et mouvements chrétiens du diocèse.
L’année qui s’ouvre sera riche de propositions faites à chacun pour approfondir sa foi et sa culture chrétienne. Dès le 6 octobre, et durant un mois, s’ouvrira le 10e festival d’Art sacré en Anjou consacré, cette année, au thème du pèlerinage. Mais de cela, nous reparlerons.
Chronique 3 - Le pèlerinage
Samedi prochain 6 octobre, s’ouvre le 10e festival d’Art sacré en Anjou. Son thème : le pèlerinage.
Voici un sujet qui intéresse aujourd’hui beaucoup de personnes. Les pèlerins, sur nos routes, sont de plus en plus nombreux : hommes et femmes qui entrent en chemin, qui marchent, étape après étape. Le pèlerinage, universellement pratiqué depuis la nuit des temps séduit l’homme contemporain. Le thème choisi par Foi et Cultures va se décliner de multiples façons, offrant à chacun, des parcours de découverte et de réflexion. Son objectif : rassembler pendant 4 semaines différentes activités artistiques montrant comment le sacré a inspiré et inspire l’art sous toutes ses formes.
La musique sera très présente, puisque 5 concerts seront proposés au cours de ce festival .
Une très belle exposition, dans l’ancien Évêché, rue de l’Oisellerie permettra de découvrir les pèlerinages en Anjou et dans le monde.Nous en reparlerons dans notre prochaine chronique.
Plusieurs conférences nous permettront d’approfondir notre culture. Ainsi l’historien Jean-Luc Marais viendra parler de l’histoire des pèlerinages angevins.
Un des temps forts sera le colloque du 17 octobre. Il proposera de réfléchir sur la conception du pèlerinage. Celui-ci est une réalité dans toutes les religions mais son sens et ses rites sont différents selon qu’il s’agit de l’Islam, des bouddhistes ou des catholiques. Mieux connaître, c’est aussi mieux se comprendre. Il offrira aussi des témoignages, comme celui de Monseigneur Delmas, pèlerin et ancien recteur du sanctuaire de Rocamadour.
Les amateurs de cinéma pourront voir ou revoir « La voie lactée » de Luis Bunuel qui raconte les pérégrinations de deux vagabonds vers Compostelle.
Enfin, chacun pourra, s’il le souhaite, faire une brève expérience de pèlerinage puisque sera proposé d’aller au Saint Sépulcre d’Angers, chez les Servantes des Pauvres, rue Parmentier, qui sera ouvert pour cette occasion ou bien de marcher vers Notre Dame du Marillais,pour la cloture du festival
Bref, beaucoup de propositions aussi riches que variées, que l’on peut d’ailleurs retrouver sur le site du diocèse, à la page de Foi et Cultures.
Vous l’aurez compris, en parcourant durant ces 4 semaines les sentiers de pèlerinage proposés par Foi et Cultures, ce sont non seulement des chemins de connaissance que nous emprunterons, mais aussi des chemins de foi, car se mettre en route, c’est nourrir sa vie intérieure.
Chronique 4 - Exposition sur le pèlerinage en Anjou et dans le monde
Un des événements-clés du 10e Festival d’Art sacré en Anjou est sans doute l’exposition qui se tient du 10 au 31 octobre dans la Salle des pas perdus de l’ancien Évêché, rue de l’Oisellerie. Un lieu d’exception pour une exposition d’une grande richesse.
Le thème : les pèlerinages en Anjou et dans le monde. Sujet vaste s’il en est mais sujet passionnant.
Les pèlerinages d’Anjou occupent ici une place de choix.
Deux pèlerinages vivants sont bien sûr évoqués. Notre Dame de Béhuard et Notre Dame du Marillais. On ne doit jamais oublier que l’Anjou a toujours été une terre de dévotion mariale. En 430, St Maurille, alors évêque d’Angers eu une apparition de la Vierge lui demandant de célébrer, au Marillais,sa nativité. Ce sanctuaire est ainsi devenu lieu vivant de pèlerinage à Notre Dame l’Angevine. Et c’est parce que le même Maurille, fit placer une statue de la Vierge sur un rocher de le Loire, que l’on vient vénérer Notre Dame de Béhuard.
Le visiteur découvrira un aspect insolite des croyances liées aux pèlerinages,à propos de Maria Santissima Bambina, la Sainte Vierge Marie bébé, emmaillotée dans un lange : deux reproductions de la statue miraculeuse de Milan, vénérée pour avoir des enfants sont visibles à Béhuard et au Marillais.
C’est aussi un pèlerinage oublié que nous pouvons découvrir ici :celui de la Sainte Larme de l’église Notre Dame-la-neuve de Chemillé. C’est une des larmes que le Christ aurait versée lors de la mort de Lazare ; recueillie par un ange, elle aurait été confiée ensuite à Marie Madeleine. Apportée à Chemillé, et d’abord conservée dans la chapelle du château, elle fut l’objet d’un culte fervent jusqu’au début du 20e siècle, le jour de l’Ascension, pour demander la pluie.
Au cours de l’exposition, on découvrira des vestiges insolites et des chapelles oubliées, témoins du passage de pèlerins angevins ; par exemple, une mangeoire ou les croix vertes.
C’est ensuite à une découverte des pèlerinages du monde que nous sommes conviés. Compostelle, évoqué par le très beau tableau de Guillaume Bodinier, tableau habituellement au Musée des Beaux-Arts, mais aussi par les documents montrant les itinéraires angevins vers Saint Jacques.
Une très intéressante vidéo d’Henri de Turenne, permet de se familiariser avec des lieux de pèlerinage comme Lourdes, Chartres, le Mont-Saint-Michel mais aussi La Mecque.
Enfin, les très belles photos de jeunes en pèlerinage au Tibet, montrent, s’il en était besoin, combien, aujourd’hui encore, le pèlerinage est vivant.
Il y a tant à apprendre, tant à découvrir dans cette exposition ! Elle peut être pour chacun, chemin de culture, occasion de découvrir ou de redécouvrir des lieux inconnus ou bien oubliés, de parcourir avec un regard neuf des lieux que l’on croyait bien connaître.
Elle est aussi, elle est surtout chemin de vie, parce qu’elle est, pour chacun, une occasion de réflexion, une invitation à nous mettre en chemin.
Chronique 5. Pèlerinage au Marillais. 4 novembre 2012
Le 10e Festival d’art sacré en Anjou, organisé par Foi et Cultures a permis tout le mois d’octobre de découvrir ou d’approfondir notre connaissance des pèlerinages en Anjou, grâce à des conférences, un colloque, une exposition, des concerts ...
Il s’achève cette semaine par une invitation faite à chacun de partir en pèlerinage vers Notre-Dame du Marillais, dimanche 4 novembre.
Pourquoi le Marillais ? C’est, avec Notre-Dame de Béhuard et Notre-Dame des Ardilliers un des pèlerinages actifs, vivants de notre diocèse. C’est là qu’en 430, la Vierge Marie, tenant son enfant dans les bras apparut à saint Maurille, alors évêque d’Angers. Elle lui demanda d’établir dans son diocèse une fête solennelle, le 8 septembre. Saint Maurille fit donc édifier une chapelle en ce lieu et instaura un pèlerinage en l’honneur de Notre-Dame l’Angevine.
Ce qui est aussi intéressant dans le choix de ce lieu de pèlerinage à N D du Marillais, c’est qu’il permet de mêler le cultuel au culturel. En effet, les pèlerins partiront du Pont de la Gabelle à St Florent le Vieil et feront halte à l’abbatiale, un lieu chargé d’histoire. Le culte monastique amorcé par saint Florent sur le Montglonne, surplombant la Loire est, au 7e siècle organisé par st Mauron qui fonde une abbaye soumise à la règle de saint Benoît. C’est là aussi, que le 18 octobre 1793, Bonchamps, le général vendéen, blessé à mort, gracie 5000 prisonniers républicains détenus dans l’abbaye. Son geste de clémence est immortalisé en 1825 par la statue de David d’Angers dont le père faisait partie des prisonniers.
Et puis le chemin des pèlerins passera devant le Pré des Martyrs, là où des hommes et des femmes furent massacrés en très grand nombre par les républicains le 25 mars 1794
Le chemin, enfin, s’achèvera par la prière des pèlerins dans l’église du Marillais.
Cette proposition de faire un pèlerinage à Notre-Dame l’Angevine, au Marillais, s’adresse à tous, petits et grands, personnes seules ou famille, c’est une expérience à vivre tous ensemble.
Rendez-vous, donc à 14 h30, au Pont de la gabelle, à St Florent-le-Vieil, le dimanche 4 novembre pour un temps où se mêleront foi et cultures.
Chronique 6 : Faut-il avoir peur de la Chine ?
Cette semaine s’ouvre le cycle de Conférences organisées chaque année par Foi et Cultures. Le thème retenu est celui de la mondialisation et de l’identité.
Notre société est confrontée à des situations inédites dues aux nouvelles diffusions des connaissances, à la transformation des échanges économiques, aux modifications des rapports de forces internationaux. Cela entraîne souvent un besoin d’identité toujours plus fort.
Pour nous aider à réfléchir à ces questions, c’est d’abord, ce mercredi 14 nov, Jean Pierre Raffarin, ancien premier ministre et Marc Laffineur, ancien secrétaire d’état à la défense et aux anciens combattants qui parleront de la Chine, un acteur essentiel de la mondialisation par sa croissance économique et dont les forces militaires inquiètent. Devenu un habitué des voyages et des contacts politiques et économiques en Chine J P Raffarin nous dira qu’il ne faut pas avoir peur de ce pays qui occupe une place particulière dans le monde par la rapidité de son développement et l’ancienneté de sa civilisation.
Et puis, une semaine plus tard, le mercredi 21 novembre, c’est Monseigneur Augustino Marchetto, ancien Nonce apostolique, ancien secrétaire du Conseil Pontifical de la Pastorale Chrétienne pour les migrants qui nous guidera dans une lecture de Vatican II. Il propose une analyse des actes conciliaires définitifs, montrant comment ce concile s’inscrit dans la continuité des temps qui le précèdent et invite à un renouveau dans la tradition.
Ces deux premières conférences qui auront lieu au Centre Saint Jean les mercredi 14 et 21 novembre à 20 h 30 permettront à tous ceux qui le souhaitent de réfléchir à des aspects particuliers de cette quête d’identité dans le contexte d’un monde en pleine mutation.
Chronique 7 : La francophonie face à la mondialisation
L’association Foi et Cultures nous invite à poursuivre, à travers son cycle de conférences, la réflexion sur le thème de la mondialisation et de l’identité.
La troisième conférence aura lieu mercredi prochain, 5 décembre. Le thème abordé au cours de cette soirée sera celui de la francophonie.
C’est SEM Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie depuis octobre 2002 après avoir été – de 1981 à 2000 – le 2e président du Sénégal, (après Léopold Sedar Senghor) qui nous fera partager sa réflexion sur ce sujet.
Il répondra aux inquiétudes de ceux qui s’interrogent sur la place de la langue française dans le monde et nous dira comment développer notre langue et notre culture.
La communauté francophone, dans le monde, aujourd’hui, c’est 265 millions de personnes dont 115 millions ont le français comme langue maternelle, les autres la maîtrisant plus ou moins.
Le français se trouve aujourd’hui confronté à une langue de communication dominante – l’anglais – et engagé dans un dialogue permanent avec l’ensemble des langues du monde.
Pour la communauté francophone, il s’agit donc de construire un espace politique de coopération et de solidarité fondé sur le respect et la valorisation de la diversité culturelle.
Les questions posées et les défis à relever sont nombreux pour l’organisation internationale de la francophonie : comment intensifier le dialogues des cultures et des civilisations, comment rapprocher les peuples par leur connaissance mutuelle et renforcer leur solidarité. SEM Abdou Diouf, nous parlera aussi de l’Afrique, appelée, selon lui , à jouer un rôle primordial dans l’avenir de la langue française et nous dira son souhait de voir la France prendre une part plus active dans la promotion de sa langue.
Il nous redira surtout, que au delà des motifs d’inquiétudes ou de satisfaction, ce qui est important, c’est de prendre conscience que la francophonie, ce n’est pas seulement, pour reprendre ses mots, « le partage d’une langue, c’est aussi le partage de valeurs universelles ».
Si cette rencontre vous intéresse, notez ce rendez-vous :
SEM Abdou Diouf à l’UCO, mercredi 5 décembre à 17 heures 30
Chronique 8 : A la découverte des cornemuses dans le centre d’Angers
Alors que Noël approche et que les lumières de la ville brillent de tous leurs feux, je vous invite aujourd’hui à une promenade insolite au cœur de notre cité, à la découverte des cornemuses, ces instruments représentés, à l’époque médiévale, aux mains des bergers dans les scènes de la Nativité ou bien dans les mains des anges, et que l’on trouvent sur les murs ou les vitraux, pour peu que nous ayons l’œil en éveil.
Cet instrument, aux origines incertaines et lointaines symbolise souvent, par sa forme et son maniement l’air ou l’eau, mais aussi le souffle et la vie. Dans la Bible, on le trouve au chapitre 3 du livre de Daniel pour accompagner les chants en l’honneur de Nabuchodonosor, mais aussi , dans la Genèse, entre les mains des bergers, descendants d’Abel. Et le Nouveau Testament en fait état lors le la Nativité.
A travers les siècles, bien des artistes les ont gravés sur les vitraux, dans la pierre ou le bois.
Partons donc à la recherche des cornemuses, au cœur de notre cité.
En y regardant de près, on découvre 2 types de représentations de la cornemuse. D’abord, l’instrument, seul, sans musicien. Vous en verrez ainsi à la Cathédrale. Au dessus du grand buffet d’orgue, regardez le trophée d’instruments sculptés en bois, et parmi eux, vous apercevrez une musette, aux formes incertaines, cette autre forme de la cornemuse, au milieu de divers instruments. A quelques pas de là, dans l’ancienne salle des hôtes de l’abbaye Saint-Aubin, aujourd’hui l’Hôtel du Conseil Général. une sculpture sur pierre, en bas-reliefs vous présentera un trophée d’instruments de musique, un hautbois, une cornemuse, un chapeau, une houlette, les attributs du berger. La cornemuse apparaît de façon schématique, qui contraste avec le hautbois représenté avec beaucoup de détails.
Mais la représentation la plus fréquente, c’est le joueur de cornemuse avec son instrument. Observez dan le transept de la Cathédrale, la rosace sud. Vous y verrez un concert d’anges et l’un d’entre eux, en médaillon, joue de la cornemuse, qui ressemble ici à un bourdon d’épaule. .
Tout près de là, sur la façade de la Maison d’Adam, un joueur de hautbois et un joueur de cornemuse. Ce sont des alchimistes, communément appelés souffleurs. C’est en effet à l’aide de soufflets qu’ils entretenaient le feu de leurs laboratoires. D’ailleurs, par son nom et sa forme, la cornemuse rappelle les cornues de l’alchimiste, ces vases à col étroit et courbé utilisés pour la distillation. Elle rappelle aussi que dans la Genèse, c’est le souffle de Yahvé qui donne vie à Adam.
Un bref détour par le numéro 7 de la rue de l’Oisellerie, toute proche, permettra d’apercevoir une sculpture de bois, très récente, représentant un personnage coiffé d’un chapeau et jouant de cet l’instrument. Tandis que, de l’autre côté du boulevard Foch, dans l’église Saint-Joseph, tout près de l’orgue se trouve une sculpture néo-gothique assez typique de la fin du 19e siècle. Elle représente un personnage barbu aux cheveux frisés soufflant dans une cornemuse qu’il tient sous son bras gauche. A quelques encablures de là, dans l’église Saint-Serge, sur la clef de voûte du chœur, un joueur de cornemuse du 13e siècle, sculpté dans la pierre, vous fera signe.
Au moment où nos chants de Noël évoquent hautbois et musettes, partir quelques heures, à la recherche de ces représentations discrètement travaillées, sur les murs, les vitraux de nos monuments est peut-être une idée de sortie qui vous séduira. Alors, bonne promenade
Chronique 9 : La vie est belle de Frank Capra . Identité et mondialisation
C’est au cinéma que je vous invite aujourd’hui. Oui, je vous invite à réserver votre soirée du 8 janvier pour aller au cinéma Les 400 Coups voir ou revoir La Vie est belle de Frank Capra.
Un film sorti en 1946, me direz-vous ? Quel intérêt ? Pour quelle raison ? Et bien la réponse est simple.
L’association Foi et Cultures décline cette année le thème de L’identité face à la mondialisation. Et elle propose différentes approches de réflexion : conférences, débats, ciné club.
L’histoire décrite par Frank Capra, en 1946, répond tout à fait à cette quête d’identité dans un monde en pleine mutation.
Je ne vais pas, bien sûr, vous raconter le scénario, mais plutôt, vous brosser à grands traits quelques éléments pour comprendre le choix et l’intérêt de ce film.
Le héros, Georges Bailey, qui a consacré sa vie à aider sa famille et les habitants de sa ville de Bedfordfalls est confronté, avec la perte d’une somme d’argent conséquente à une situation financière désastreuse et songe à mettre fin à ses jours. Un ange et tout son village vont lui venir en aide.
Capra met incontestablement en scène un personnage sacrificiel : tout au long de sa vie, celui-ci a accompli des actions de dévouement pour redonner espoir à ses concitoyens au détriment de lui-même.
Le scénario reprend l’éternel lutte de David contre Goliath, véritable let-motiv du cinéaste. Capra dénonce ici les effets pervers de certains rouages économiques. Ce film est sans doute triste, car le héros est pétri de faiblesses, en proie au désespoir et le climat ambiant est marqué par le traumatisme de la seconde guerre mondiale. Et pourtant il est clair que Capra garde, malgré tout une grande confiance en l’homme. Le héros retrouvera le goût de vivre et le bonheur entouré de sa famille et de ses proches. Et c’est bien là l’idée que Frank Capra a tenté tout au long de son œuvre de défendre : l’accession au bonheur et à la réussite d’un système économique pavant toute chose par le partage.
Une idée essentielle dans ces temps d’après-guerre, une idée essentielle aussi pour nous.
Véritable tragédie optimiste, la Vie est belle est un de ces films qui, par son élan d’humanisme et de vitalité, est une réflexion adaptée à toutes les époques et qui continuera d’enchanter les générations à venir.
C’est donc un film à voir, le mardi 8 janvier à 20h30 aux 400 coups.
Chronique 10 : Dans les pas de Saint Vincent de Paul en Anjou
Vincent de Paul. Nous connaissons tous ce saint qui, au 17 ème siècle a consacré sa vie au service des pauvres. Il n’a cessé d’éveiller ses contemporains au sens du partage, envoyant en mission les prêtres Lazaristes et les Filles de la Charité.
Mais savez-vous que Vincent de Paul a séjourné en Anjou, en 1649 ?
Alors, voulez-vous me suivre, nous allons mettre, pendant quelques instants, nos pas dans ses pas.
Monsieur Depaul – c’est ainsi qu’on l’appelle à l’époque – arrive au printemps 1649 de Paris, où il réside, pour rendre visite aux Filles de la Charité installées à l’Hôtel-Dieu Saint Jean pour soigner les pauvres.
Monsieur Depaul a fait halte au Mans. Le chemin est long depuis Paris. Ayant repris la route, il arrive près de Durtal, à ½ lieue, sur la commune de Lézigné, il doit passer le gué Poram ( aujourd’hui le gué angevin ) mais les crues printanières l’ont énormément grossi. Son cheval fait un faux pas et c’est la chute. Vincent échappe de peu à la noyade, se relève et cherche un endroit pour se sécher et pour s’abriter. Il se rend à la ferme la plus proche. La ferme de la Goualerie. Au bout d’un vaste champ longeant la route, abandonnée et passablement délabrée, vous pourrez toujours voir la vieille bâtisse qui appartient à une famille angevine.
Le 19 mars, Vincent arrive enfin à Angers. Il descend à l’Hôtellerie des Trois Trompettes, faubourg saint Jacques. Cette bâtisse est aujourd’hui l’abri de la Providence et l’escalier emprunté par Vincent y est toujours visible. Mais l’hôtel est trop bruyant (comme quoi le bruit nocturne ne date pas d’aujourd’hui ) et Vincent part passer la deuxième nuit en haut de la montée saint Maurice, dans la maison st Michel ( au 1 aujourd’hui). Puis il s’installe, pour le reste de son séjour rue de l’évêché, dans la maison de l’abbé de Vaux, le vicaire général d’alors.
Imaginez monsieur Vincent allant, de là rejoindre ses sœurs à l’hôtel Dieu st jean. Il franchit le seul pont qui enjambe alors la Maine et aperçoit en amont l’ile du Pré st Jean où tournent 7 moulins, source de revenu de l’hôpital. Les quais n’existent pas, ce sont de vastes prairies désertes. Vincent longe l’abbaye du Ronceray et atteint au bout de la rue de la Censerie, le cimetière des pauvres, qui jouxte l’hôpital. C’est aujourd’hui la place de la Paix.
Les sœurs qui sont là s’affairent pour essayer de soulager les souffrances . Environ 110 hommes et autant de femmes, mais aussi des infimes, des femmes en couches et des carriers de Trélazé, blessés en travaillant dans la mine d’ardoise.
Vincent restera quelques temps puis repartira mais il suivra toujours de près cette petite communauté de Filles de la Charité vivant la première expérience de religieux en insertion dans un hôpital. Elle resteront là jusqu’en 1865, date à la quelle elle rejoindront le nouvel hôpital sainte Marie.
Voici, si cela vous intéresse, une autre façon de parcourir les rues de notre cité ; Une façon de voir autrement des lieux qui nous sont familiers.
Vous pouvez retrouver cette itinéraire en allant sur le site du diocèse, à la page de Foi et Cultures,dans la rubrique Chroniques.
Chronique 11. Les relations avec l’Islam, 25 ans après la réunion d’Assise.
Dans notre monde, aujourd’hui, le dialogue avec les autres religions est un enjeu important pour tous les chrétiens et un défi pour notre temps.
C’est pour cette raison que, dans le cadre du cycle « Mondialisation et Identité », Foi et Cultures a demandé au Père Christophe Roucou, directeur du Service National pour les relations avec l’Islam, de venir apporter son avis sur les relations avec des musulmans
Il y a 25 ans, à Assise, Jean-Paul II avait initié ces rencontres entre les différentes religions pour construire un dialogue fécond. En effet, il faut se connaître pour se comprendre.
« Le défi, dit le père Roucou est de construire des ponts, alors que beaucoup voudraient élever des murs »
Le père Roucou est à l’avant poste du dialogue inter-religieux. Il est le premier responsable du Service National pour les relations avec l’Islam, un service qui émane de la Conférence des Évêques de France.
L’origine de son intérêt pour l’Islam remonte à un séjour de 9 ans effectué à Suez, au double titre de prêtre de la Mission et d’enseignant. Il y a appris le respect pour la tradition de l’islam.
« Aujourd’hui, dit-il, en France, les relations et rencontres avec les musulmans sont vitale, car nous avons à vivre ensemble avec nos différences et non pas malgré nos différences »
Sans naïveté, assure-t-il, lui qui a connu un dialogue exigeant avec les représentants de l’islam égyptien, il entend développer une approche de l’islam dans la conscience des circonstances nouvelles. Il nous faut apprendre à situer l’islam en Europe, entre peu et dialogue.
Alors que les peurs et les inquiétudes sont parfois vives dans ces temps durs de difficultés économiques et sociales, toutes les rencontres et tous les dialogues doivent témoigner, comme le disait le père Roucou dans sa lettre de Noël, que Dieu ouvre des chemins à l’espérance et à la fraternité. Il nous faut, dit-il, en reprenant une expression inventée en Égypte, être « frères en chemin ».
Invitation est lancée, à tous ceux que le sujet intéresse, de venir écouter et dialoguer avec le père Christophe Roucou, jeudi 31 janvier à 18 heures, à l’UCO.
Chronique 12 : L’Art sacré aujourd’hui : que choisir ?
« L’Art sacré occidental a traversé l’Art moderne. Mais depuis les travaux de Duchamp au début du XXe siècle, l’Art sacré est aussi affronté à une nouvelle définition de l’art où règnent détournements et pratiques conceptuelles. Alors, est-ce compatible avec le mystère chrétien. »
Voilà le sujet qu’abordera ce soir, Christine Sourgins, historienne de l’Art et auteur d’un livre intitulé « Les mirages de l’Art contemporain » qui a reçu le prix Humanisme chrétien.
Il y a, pour elle, deux définitions de l’Art, irréductibles l’une à l’autre.
La première nous est traditionnelle, spontanée, la beauté y est centrale. L’« art, pour reprendre ses mots, est l’incarnation d’une inspiration dans la matière, grâce à un travail des formes. Il faut, dit-elle, re-présenter, c’est à dire, rendre présent, manifester une présence. En ce sens, l’art est donc une médiation entre le réel et un plan plus élevé, plan spirituel qui devient sensible grâce au travail artistique. »
Mais pour elle, il existe une deuxième définition de l’art. Elle trouve son origine dans le ready-made. Cette expression anglaise désigne une attitude initiée par l’artiste Marcel Duchamp au début du XXe siècle. Elle consiste, à simplement choisir un objet manufacturé et à le désigner comme œuvre d’art. Cette démarche a donné naissance à une grande partie des pratiques artistiques actuelles.
Pour Christine Sourgins, c’est une prédation du réel. L’art nie alors toute transcendance, détourne, refuse la médiation. Elle l’appelle un art de l’Absence.
Le débat est ouvert. La question est posée. Quelle image de l’homme véhicule l’Art contemporain ? Dans un contexte de mondialisation effrénée, quelle identité pour l’Art, pour l’artiste, pour l’homme ? Car le sens profond de l’Art, c’est de véhiculer une vision de l’homme, une vision du monde.
Or, Christine Sourgins s’émeut de voir l’Art contemporain véhiculer une image particulière et négative de l’homme qui a tendance à devenir une marchandise.
Elle pose la question du sens de ces œuvres incompréhensibles du grand public qui ne deviennent célèbres que grâce au retentissement des circuits médiatiques. Tandis que l’artiste, au sens premier du terme, qui œuvre seul, bien souvent sans support médiatique, ne trouve plus sa place. Il y a selon elle un détournement de l’Art qu’elle résume avec cette formule : « une transgression de l’art est devenue un art de la transgression ». Cela perturbe l’identité des artistes comme celui des spectateurs.
Et, comme le monde actuel emprunte à l’Art contemporain beaucoup de ses concepts, Christine Sourgins nous propose là, des clés pour comprendre notre monde.










