A l’occasion de la fête du Sacré-Cœur, vendredi 15 juin (18h), 24 prêtres du diocèse célèbrent leur jubilé à la cathédrale Saint Maurice. Depuis quelques années, c’est le jour qui a été choisi dans le diocèse pour fêter les prêtres jubilaires et rendre grâce avec eux pour leur ministère.
P. Pierre Pouivet : « Combats et joies sont indissociables »
Le P. Pierre Pouivet est l’un d’entre eux. Il revient sur les joies de ses cinquante années de sacerdoce.

- P. Pierre Pouivet
« Ce qui me vient à l’esprit, c’est d’abord la joie des commencements. Dans le diocèse, nous étions quatorze à être ordonnés en 1962. Et notre ordination a coïncidé avec l’ouverture du concile Vatican II, avec toute l’espérance que cela a représenté pour l’Eglise.
Puis j’ai découvert qu’être prêtre était un chemin difficile, avec ses combats et ses joies, deux éléments indissociables. Combat parce que 1968 est arrivé très vite après mon ordination, une période de remise en cause qui a profondément touché l’Eglise, soumise à rude épreuve.
Joies parce que tous les ministères que j’ai occupés – un peu rapidement, je trouve - m’ont passionné. J’ai aimé rencontrer les gens, j’ai appris beaucoup grâce à eux, j’ai découvert leur richesse humaine et spirituelle. Ils m’ont aidé à grandir.
Aujourd’hui, je rends grâce pour cette fête des prêtres jubilaires, célébrée le jour de la fête du Sacré-Cœur. Pour moi, c’est signe de l’amour infini de Dieu, un amour qui devient source pour nous. »
Le P. Pouivet a été dix ans au service des jeunes dans l’enseignement catholique, puis prêtre en milieu urbain et rural.
Il est ensuite devenu successivement aumônier diocésain du CMR, curé de Chemillé, vicaire épiscopal pour Cholet et la région des Mauges, et enfin délégué épiscopal à la vie consacrée jusqu’en 2011.
Aujourd’hui en retraite, il est prêtre au service de l’aumônerie de la maison de retraite Saint-Charles, à Angers.









