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Fraternité Chrétienne des Personnes Malades et Handicapées (FCPMH)

Adresse : 36 rue Barra 49045 Angers

logo La Fraternité Chrétienne des Personnes Malades et Handicapées en Anjou est un mouvement de laïcs, mouvement d’Eglise, en lien de partenariat et en communion d’Eglise en particulier avec la délégation épiscopale Santé-Solidarités.
La FCPMH a pour objectif de rejoindre les personnes malades et handicapées, jeunes et adultes, là où elles vivent pour :

* cheminer avec chacune dans le respect de ce qu’elle est et de ce qu’elle vit,
* permettre aux personnes de s’épanouir et de s’intégrer dans leur milieu de vie, agir en solidarité avec d’autres,
* annoncer que le Dieu de Jésus-Christ est un Dieu d’amour et de vie qui veut le bonheur de tous,
* défendre la dignité de toute personne malade ou handicapée.

La FCPMH veut développer ces liens par des visites, des lettres, des rencontres, des journées d’amitié... dans un esprit fraternel trouvant sa source dans l’Evangile, un esprit de confiance et d’amitié, de joie et d’espérance.

La FCPMH est intercontinentale, présente dans une quarantaine de pays.
Depuis l’origine, elle existe à partir de la force de l’amitié fraternelle et le souci d’évangélisation. En celles-ci, les personnes malades et handicapées, sont les premiers apôtres de leurs frères.

• UFFCPMH : Union Fédérale Fraternité des Personnes Malades et Handicapées,
66 rue du Garde chasse 93260 LES LILAS – email

Le fondateur de la FCPMH...

Le fondateur de la Fraternité Chrétienne des Personnes Malades et Handicapées
La vie du Père Henri FRANÇOIS impressionne par son parcours difficile de santé, mais bien plus encore, par sa détermination et sa foi… Il aurait pu se replier sur lui-même… Il aurait pu accuser Dieu… Au contraire, la maladie a creusé son cœur, et en a fait un apôtre… Quel mystère !
Né le 8 mai 1897, dans la Meuse, il sera très tôt frappé par la tuberculose. Il en souffrira jusqu’à sa mort, il y a juste 25 ans : le 3 février 1986. Prêtre du diocèse de Verdun, ordonné en toute hâte « pour qu’il puisse célébrer quelques messes avant de mourir », il deviendra l’apôtre des personnes malades et handicapées. Toute sa vie et son ministère seront l’écho de la Parole de Jésus au paralytique : « Lève-toi, et marche ! »...
Bien modestement, il fondera, avec quelques paroissiens, la Fraternité Chrétienne des Personnes Malades et Handicapées (F.C.P.M.H.) en 1945 à Verdun. Son but :
« que chaque membre soit acteur de sa propre vie, et qu’il prenne conscience de sa responsabilité et de sa mission, dans la société comme dans l’Eglise... Cultiver une spiritualité de résurrection plutôt que de résignation ». La FRATERNITÉ était née !
Mouvement Œcuménique d’Apostolat des Laïcs, elle regroupe aujourd’hui des milliers de membres dans monde entier. Elle a été reconnue en 2000, à Rome, par le Conseil Pontifical pour les Laïcs, comme « Association Privée Internationale de Fidèles ».
« Rompre l’isolement…
Susciter des gestes de fraternité…
Lutter contre la mentalité d’assisté…
Croire dans les possibilités de chacun… » répétait le Père FRANÇOIS.

Et il ajoutait :
« Tu es un vivant. Lève-toi, et marche…
Va à tes frères et sœurs, avec cet amour puisé dans le Christ…
Notre Dieu est le Dieu de la Vie !… Alors vivez !!! »

Les dernières nouvelles...

Les dernières nouvelles de la fraternité en Anjou

La campagne d’année de la FCPMH était toute orientée vers le service aux autres

Cette année, pour notre récollection annuelle, notre accompagnateur spirituel, le père Jean-Hugues Soret, a suggéré à notre équipe diocésaine : Diaconia 2013. Ce mot un peu étrange « Diaconia » semblait recouvrir le thème de la campagne d’année de notre mouvement dont l’originalité est de rencontrer, de soutenir, de servir dans le respect, les personnes malades et handicapées.
Fondateur de la FCPMH, le père Henri François disait « les personnes malades et handicapées seront les apôtres des personnes malades et Handicapées »
« Mais que cache ce mot Diaconia ? » se demandent les membres de la fraternité.
«  Le service du frère, c’est ce qu’on fait toute l’année »
Les participants arrivent, se saluent ou s’embrassent, tous heureux de se retrouver pour cette journée.
« Mais qui est ce grand monsieur barbu ? » me demande-t-on
« C’est Paul Abline, il va animer la rencontre. »
Pendant que Paul accroche 2 affiches Diaconia 2013, les vingt trois personnes inscrites, s’assoient. Un rapide tour de table permet à chacun de se présenter en indiquant le secteur des équipes, Angers, Cholet, Segré, St Georges sur Loire, Chalonnes, Montrevault, Trémentines, Beaupréau, Brain sur Allonnes. Je présente Paul, coordonnateur de Diaconia 2013 pour le diocèse. Nicole nous invite à la prière puis, Paul, nous entraine à sa suite en diaconie.
Dans notre Fraternité, nous restions disponibles surtout pour les personnes malades et handicapées, avec Diaconia nous découvrons comment aller plus loin en fraternité en enfonçant nos racines plus profondément dans la vie ordinaire à la rencontre de chaque être humain. Diaconia nous incite à élargir notre champ de vision, d’espérance en restant soi-même.
Aller au-delà de nos engagements, toujours plus loin en réponse aux appels reçus. Approfondir cette richesse pour la partager avec le monde, par l’écoute des autres, au cœur de l’évangile pour le Christ et avec lui. Avoir le souci des autres. Prendre le temps de s’arrêter pour raconter ce qui se vit en fraternité et rendre grâce. Rester solidaire, avec une attention aux plus petits, ceux que l’on ne voit pas, en nous tournant au service du prochain tel qu’il est. Agir avec nos moyens, généreux et gratuits.
On n’attend pas de nous des actions d’éclat, mais des petits riens de tous les jours, un regard, un sourire, une main tendue. Ce vécu de chaque jour dont on dit « mais ce n’est rien ! » Et pourtant ! Tout tient dans la richesse d’être là, d’un coup de téléphone. Surtout ne nous préoccupons pas de comment on nous perçoit, mais seulement d’être là, pas pour nous, mais pour notre frère, être une lumière qui éclaire, un outil pour fortifier l’autre. Vivre la Fraternité en Eglise, c’est concrètement vivre en permanence sous le regard du Seigneur, être témoin, être signe. C’est là une grande mission à réaliser dans la joie de vivre.
Le projet de Dieu pour l’homme est aussi notre projet. En fraternité nous devons dégager la joie, au cœur de la foi. Ce chemin de plénitude attend de nous, que nous proposions et acceptions l’aide d’un plus faible, dans la limite de ses possibilités, afin de le mettre en valeur en lui procurant le bonheur d’être serviteur. Lorsqu’un sourire s’esquisse sur ses lèvres, quel bonheur ! La diaconie c’est la façon de vivre en relation vers tous avec Dieu et la pratiquer, c’est retrouver la Source.
Après l’exposé de Paul nous organisons des carrefours de cinq ou six personnes et prenons le temps de nous écouter et de découvrir les merveilles de Diaconia, et comment, en conjuguant l’amour et la charité, un service rendu, déclenche des cascades de petits bonheurs souvent ignorés des acteurs eux-mêmes.
Pendant le repas partagé nous restons en diaconie, les uns sollicitant les autres, naturellement. Certains font le tour de la grande tablée pour proposer ceci ou cela, d’autres proposent le café. Des personnes qui ne se sont pas revues depuis longtemps sont heureuses d’être ensemble. Paul nous parle de sa découverte de notre fraternité. Jean-Hugues Soret vient déjeuner et beaucoup se précipitent pour lui proposer leurs plats.
Une fois les reliefs du repas de retour dans les sacs et les tables nettoyées nous reprenons notre rencontre. Nous recueillons ce qui a été ressenti dans les carrefours. « On n’a pas à se forcer pour se mettre au service, on le fait par amour ». La vitalité de MM (91 ans) ravit Paul.
Elle témoigne : « Pendant deux ans Cathy participait à nos rencontres et nos sorties. Son comportement avait écarté d’elle ses amis et connaissances. Certains après-midi C. et moi passions quelques heures avec elle, la solitude était certainement un lourd fardeau. Sa santé physique et mentale se dégradait, elle ne se supportait plus et devenait très agressive avec les soignants et les autres malades dont aucun ne voulait rester dans la même chambre car tous les soirs elle criait son désespoir.
Un jour, à l’hôpital, seule et si démunie, dans une pièce sombre, elle pleurait sans faire de bruit. Je me demandais ce que je pouvais faire pour elle. Après l’avoir embrassée, je lui parlais doucement de choses et d’autres. Peu à peu, son visage crispé se détendit, je lui dis : « Tiens, Cathy, j’ai une idée, que dirais-tu d’un petit compagnon en peluche ? »
Elle me répondit : « J’aimerais bien un chien ! »
« Comment l’appelleras-tu ? »
« Rintintin »

C’était un cri du cœur. Ce fut avec une intense émotion que je lui promis, les yeux dans les yeux, que je reviendrais avec ce chien. Hélas, son état empira et elle dut partir sur Nantes. Nous prenions de ses nouvelles, elle était bien là-bas, je me mis à la recherche de Rintintin. Je le trouvai enfin : il était tout à fait comme je le désirais pour elle, un grand chien au corps très souple pour le manipuler facilement. Nous voilà parties, mon amie et moi, pour lui apporter Rintintin.
A notre arrivée, Cathy était dans son lit, les persiennes fermées, je lui ai offert sa peluche, elle qui ne souriait plus depuis longtemps a eu un air ravi, elle se souvenait du nom choisi à l ‘avance : « Rintintin ». Du pur bonheur ! Nous avons ouvert les persiennes et la lumière est entrée dans la pièce comme elle avait pénétré dans son cœur.
La fin de l’histoire est très simple : Cathy a changé, elle sourit .Le chien l’accompagne partout, elle dort avec lui, les persiennes restent ouvertes, elle est pacifiée et ne crie plus la nuit. Voilà un bel exemple, qui aurait pu imaginer cette merveilleuse évolution, MM en est bouleversée.
Autre fait : Josette demande à Etienne de la conduire à une réunion de la Frat, déjà hospitalier de Lourdes, il accepte bien volontiers. Il découvre la fraternité puis retourne aux réunions de secteurs, avec bonheur. Josette lui a ouvert les yeux vers le bonheur d’être ensemble.
« C’est pff, je n’ai pas de mot pour dire ma joie d’être là aujourd’hui  »
Son visage en dit plus encore, il rayonne de bonheur. Il est devenu un frère, Josette n’avait pas mesuré la joie qu’elle offrait à Etienne.
Une multitude de petits évènements ponctue la vie de tous : le soir, faites l’inventaire de ce que vous avez vécu, vous serez étonnés !.
Avant de nous séparer, nous avons célébré l’Eucharistie

Danièle Gautier-Carton, responsable diocésaine de la Fraternité Chrétienne des Personnes Malades et Handicapées

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